Le Parlement européen a adopté, le 17 juin 2026, un nouveau règlement autorisant la production et la commercialisation de plantes issues de « Nouvelles Techniques Génomiques » (NTG).
Voici les points clés de cette évolution majeure :
• Distinction réglementaire : La législation divise les végétaux issus de NTG en deux catégories. La catégorie 1, regroupant les plantes présentant des modifications génétiques jugées mineures (comparables à une sélection conventionnelle), sera exemptée des règles strictes imposées aux OGM classiques (évaluation des risques, traçabilité et étiquetage). La catégorie 2 restera soumise au cadre réglementaire actuel des OGM.
• Objectifs affichés : Les partisans du texte, dont une majorité d'eurodéputés, soutiennent que ces techniques permettent de développer des variétés plus résistantes au changement climatique (sécheresse, maladies), plus productives et nécessitant moins de pesticides.
• Controverses et oppositions : De nombreuses organisations agricoles, écologistes et associations de consommateurs dénoncent une « dérégulation » qui efface 30 ans de protection. Les critiques portent notamment sur l'absence d'étiquetage obligatoire, les risques de contamination des cultures non-OGM et la possibilité de breveter ces semences, ce qui pourrait renforcer la dépendance des agriculteurs envers les grands groupes semenciers.
• Calendrier : Bien que le texte ait été adopté en 2026, les nouvelles règles devraient s'appliquer concrètement à partir de la mi-2028.
Parallèlement, au Canada, l'actualité a été marquée par l'autorisation de la consommation humaine et animale d'un porc génétiquement modifié, ainsi que par la commercialisation de tomates génétiquement modifiées (« Purple Tomato »), suscitant également des débats sur l'étiquetage et la transparence.
Sources
• territoiresbio.org
• europa.eu
• europa.eu
• rts.ch
• lesecologistes.fr