Les faillites et défaillances d'entreprises atteignent des niveaux historiquement élevés en France et en Belgique, tandis que l'insolvabilité des ménages progresse aussi en Amérique du Nord.
• France : nouveau record. Près de 70 000 entreprises ont fait l'objet d'une procédure collective en 2025, menaçant environ 260 000 emplois. Les très petites entreprises représentent 94 % des défaillances.[6][9]
• France : la pression continue en 2026. La Banque de France a recensé 69 392 défaillances sur les douze mois à fin février 2026, soit une hausse de 4,6 %. L agriculture et les services aux entreprises figurent parmi les secteurs les plus touchés.[10]
• Risque lié aux prêts garantis par l'État. L arrivée à échéance, durant l'été 2026, d'une importante partie des prêts accordés pendant la pandémie pourrait accentuer les difficultés des entreprises fragiles.[10]
• Belgique : forte hausse des faillites. Plus de 6 000 entreprises ont cessé leur activité au premier semestre 2026, et 20 522 emplois étaient directement menacés sur les neuf premiers mois de l'année.[3]
• Ménages canadiens : insolvabilité au plus haut depuis 2009. Au Québec, près de 35 000 dossiers relevant de la loi sur la faillite et l'insolvabilité ont été ouverts en 2025, avec une hausse poursuivie début 2026.[2]
• Cas emblématique : Fisker. Après la faillite du constructeur automobile en juin 2024, des milliers de propriétaires ont organisé eux-mêmes la maintenance logicielle et matérielle de leurs véhicules, révélant les risques liés à la dépendance au cloud pour les produits connectés.[1]
• Suisse : réforme de l'assainissement des dettes. Le Parlement a avancé vers une procédure destinée aux particuliers durablement insolvables, généralement prévue sur trois ans, avec une possible prolongation à quatre ans.[5]