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🤔 Polyptyque d'anchin

Polyptyque d'anchin est une oeuvre attribuée à Bellegambe Jean, référencée 06190026329 et conservée ou signalée à Douai ; musée de la Chartreuse. Cette fiche rassemble les informations de la base Joconde, les images disponibles, l'analyse et les autres tableaux de l'artiste.

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Date 16e siècle;1er quart
Dimensions Hauteur avec cadre en cm. 162 (minimale) ; Hauteur avec cadre en cm. 177,5 (maximale) ; Largeur totale en cm. 360
Référence 06190026329

retable;polyptyque;5 bois;peinture à l'huile (latin, Latin), en bas : Sur le cartouche au pied du trône du Christ, Non est volentis, neq(ue) currentis / sed Dei miserentis . Ro. 9, traduction : Il ne s’agit pas de volonté ni de course mais de la miséricorde de Dieu ; (latin, Latin), en bas : sur le phylactère enroulé au montant de la croix, Sic currite ut comprehe(n)datis / .1. Cor. 9, traduction : Courez donc de manière à remporter (le prix) ; (latin, Latin), en bas : Sur le cartouche posé aux pieds de la Vierge, Sine iniquitate /cucurri. psal 58, traduction : Sans tache, j’ai couru ; (latin, Latin), en bas : sur le phylactère enroulé à la tige du lys, Lilium conval(lium), traduction : Lys des vallées ; (latin, Latin), en bas : sur le phylactère de l’abbé Coguin, Trahe me post te / Ca(n)ti. 1°, traduction : Entraîne-moi après toi ; (latin, Latin), Au centre : sur le phylactère de Charlemagne, Cucurri cu(m) dilatasti cor meu(m) / Psal. 118., traduction : J’ai couru (sur la voie de tes commandements) quand tu as ouvert mon cœur ; (latin, Latin) : le phylactère du prieur, (curre)m(us) in odore(m) ungue(n)toru(m) tuoru(m) / Ca(n)ti. 1, traduction : Nous courons à l’odeur de tes parfums d’onction ; (latin, Latin) : sur le phylactère de saint Benoît, Non in vanu(m) cururri ad Philip. 2°, traduction : Je n’ai pas couru en vain ; (latin, Latin) : Retable ouvert. Sur les pages du livre tenu par Dieu le Père, Ego sum / A. O. / pri(n)cipium et finis, Je suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin ; (latin, Latin) : s’élevant des lèvres des séraphins agenouillés au pied du trône de la Trinité (de gauche à droite), Sanctus S(an)ctus S(an)ctus / D(ominu)s Deus Exer(ci)t(um) / qu(i) (er)at et qui est / Et qui venturus est / gloria et honor / Sanctus S(an)ctus S(an)ctus, traduction : Saint, saint, saint, le Seigneur Dieu des armées, qui était, qui est et qui sera, gloire et honneur, saint, saint, saint / Période de création : 16e siècle;1er quart / retable à transformations, Format ; présent
Ancienne appartenance : Destination d'origine, Abbaye D'anchin, 16e siècle (1er quart), 18e siècle (4e quart), Anchin (Ce retable est une commande de l’abbé Charles Coguin de Sainte-Radegonde pour la prestigieuse abbaye bénédictine d’Anchin, près de Douai. Le tableau, qui ornait le maître-autel de l’abbatiale, était destiné à masquer la custode de bois protégeant le reliquaire d’argent doré datant de l’abbé Guillaume Brunel (1250-1265). En 1726, après l’adoption de l’autel romain, le polyptyque est déposé à la trésorerie de l’abbaye, près de la chapelle Saint- Maurice. Confisqué à la Révolution, il est inventorié en 1792 par le peintre C. A. Caullet et déposé en mars de la même année dans l’ancienne église des Dominicains. Le 16 fructidor de l’an II (1794), il est transféré avec d’autres tableaux dans l’ancien collège des Jésuites de Douai. Après le concordat de 1801, Monsieur Lévesque, curé de Cuincy près de Douai, obtient de la commission du musée l’autorisation d’emporter la partie centrale du retable dont il n’a pas retrouvé les autres panneaux parmi les tableaux du dépôt, et la fait transporter dans l’église de sa paroisse en 1802-1803. Son successeur la cède, comme paiement des travaux effectués dans son église, à Monsieur Marlier peintre en bâtiment de Douai. Le panneau aurait alors servi de porte à son atelier. A sa mort, en 1832, son épouse le vend à E. A. Escallier, médecin du défunt et collectionneur qui nettoie le tableau, dévoilant ainsi le groupe de la Trinité. Entre-temps, le 1er Germinal de l’an XII (22 mars 1805), les autres panneaux du retable sont transportés du collège des Jésuites dans une « dépendance » du musée de Douai. Ils y demeurent jusqu’en décembre 1818, date à laquelle ils sont mis en vente avec d’autres tableaux qualifiés d’oeuvres de rebut hors d’état d’être conservées. Les panneaux sont achetés par un amateur douaisien, M. Estabel, qui les fait restaurer à Paris puis les expose en 1822 dans l’atelier parisien de M. Quecq. Après 1832, Estabel les vend au docteur Escallier qui reconstitue le polyptyque. Par son testament du 15 février 1857, il lègue celui-ci à l’église Notre-Dame de Douai. Déposé jusqu’en 1914 dans la sacristie de l’église, il est exposé entre 1917 et 1918 dans le musée allemand de Valenciennes, puis évacué de Valenciennes à Bruxelles en 1918 et rentre au musée de la Chartreuse entre 1919 et 1921.);Saisie, Saisies Révolutionnaires, 1792;Collection privée, Église De Cuincy, 1802, Cuincy (Pour la partie centrale uniquement);Collection privée, Marlier Monsieur, 19e siècle (1ère moitié), 1832, Douai (Achète le panneau central au curé de Cuincy, partie qui est revendue par la veuve de Monsieur Marlier en 1832);Collection privée, Estabel Eugène, 1818, 1832, Douai (Achetés (les volets du retable) par Monsieur Estabel à la vente de 1818.);Collection privée, Escallier Charles-Enée, 1832, 1857, Douai;Emplacement provisoire, Église Notre-Dame, Douai, 1857, 1917, Douai
Ancienne attribution : Memling Hans (1430-1494)
Bibliographie : HEDOUIN Pierre : auteur, Memling : étude sur la vie et les ouvrages de ce peintre, suivie du catalogue de ses tableaux, HEDOUIN Pierre. Memling : étude sur la vie et les ouvrages de ce peintre, suivie du catalogue de ses tableaux, in Annales Archéologiques, Tome VI, 1847. PP. 256-278 (p. 274 : " Catalogue de l'œuvre de Memling. [...] Date inconnue. Histoire générale de la religion chrétienne, en neuf parties. - Appartenant à M. le docteur Escalier. Voir. " l'Étude". [...]")#ESCALLIER Docteur Charles-Enée : auteur, L'Abbaye d'Anchin 1079-1792, Lille, L. Lefort, 1852, ESCALLIER Charles-Énée. L'A ...
Région : Hauts-de-France / Département : Nord / Code museofile : M0619
Statut juridique : propriété de la commune;affectation;Douai;musée de la Chartreuse

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Voir des œuvres d'art comme Polyptyque d'anchin de Jean Bellegambe offre plusieurs intérêts culturels, émotionnels et intellectuels :

1. Appréciation esthétique :

  • Les œuvres, comme celles de Jean Bellegambe, capturent la lumière, les couleurs et le mouvement d'une manière unique qui permet d'apprécier les vraies proportions, textures et détails (comme les coups de pinceau ou la patine) et est impossible à reproduire sur un écran.

2. Voyage dans le temps :

  • Voir une œuvre comme Polyptyque d'anchin dans un musée comme Douai ; musée de la Chart... permet souvent de la replacer dans son contexte grâce aux expositions thématiques, aux explications écrites ou aux guides.

  • Polyptyque d'anchin peut être présentée aux côtés d'autres créations de la même période, facilitant une compréhension plus large de l'époque.

3. Émotion et inspiration :

  • Jean Bellegambe transmet une ambiance qui peut éveiller la joie ou la nostalgie chez le spectateur.

  • Stimule la curiosité intellectuelle : L’art pousse à poser des questions sur l’histoire, la société et l’humanité.

  • Polyptyque d'anchin Nourrit l’imaginaire : Chaque œuvre peut inspirer des idées, des émotions ou des réflexions personnelles.

4. Étude du mouvement :

  • Apprécier une œuvre comme Polyptyque d'anchin permet de mieux comprendre l’évolution de l’art et les innovations apportées par ce mouvement.

5. Rapprochement avec l'humain :

  • Les musées comme Douai ; musée de la Chart... sont des lieux de partage : ils favorisent des discussions entre visiteurs, des activités pédagogiques, ou des rencontres avec des experts.

6. Expérience sensorielle :

  • L'œuvre comme Polyptyque d'anchin invite à ressentir l’atmosphère presque palpable. Les musées comme Douai ; musée de la Chart... offrent un cadre conçu pour la contemplation et la réflexion. Le silence et l’atmosphère propice permettent une connexion émotionnelle plus profonde.

7. Éducation artistique :

  • Observer les techniques de Jean Bellegambe, comme l’usage de la lumière naturelle et des coups de pinceau, enrichit notre compréhension des procédés artistiques.

En somme, voir une œuvre comme celle-ci permet de se connecter à l’histoire, à la beauté, et à l’expérience humaine. C’est une rencontre entre l’art et l’émotion.


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Une partie des informations délivrées sur cette page provient du site internet culture.gouv.fr et wikimedia.org
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