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🤔 Le baptême de clovis (peinture à l'huile), toile daté, au centre : sur le socle de la cuve batismale, 1676 ; inscription, en haut à droite : sur le motif, sur le livre religieux ; étiquette, sur le châssis : fragment [disparu lors de la restauration] ; Marquage numéro d'inventaire, sur l'objet / Période de création : 4e quart 17e siècle / Le baptême de Clovis revêt une importance considérable pour l’histoire de Reims et de la France. Fondateur de la monarchie franque, Clovis reçoit ici de saint Remi, à Reims vers 498, le sacrement le faisant entrer dans la communauté chrétienne. Le roi est agenouillé devant l’évêque, renouvelant le geste de saint Jean-Baptiste à l’égard du Christ. Les accompagnateurs portent les vêtements et les accessoires symbolisant son autorité politique et militaire : à droite, la cuirasse et la cape des généraux romains, à gauche, la couronne et le sceptre surmontés d’une fleur de lys. Un acolyte présente à l’évêque un livre liturgique, ouvert à la page de la formule baptismale latine. Derrière le souverain se tient un homme tenant un manteau bleu-violet, couleurs portées par les rois à Reims lors des cérémonies du sacre. Celui-ci confère au roi de France des pouvoirs quasi sacerdotaux. La colombe descend du ciel et apporte le saint Chrême. Cet événement miraculeux, décrit au VIIIe siècle par l’archevêque rémois Hincmar, est à l’origine du choix de Reims comme lieu des sacres royaux français. Le tableau est peint sur une préparation rouge, technique venue d’Italie. La composition est équilibrée, avec la stricte symétrie de part et d’autre de la scène centrale. Le panache blanc du casque posé au sol anime la plage sombre des fonts baptismaux, dont on distingue à peine les motifs sculptés. Les personnages, au canon allongé et élégant, ont des visages impeccablement dessinés. En revanche, certains détails des drapés sont largement indiqués. L’ensemble de la gamme colorée du tableau est chaleureuse et vive, jusqu’au reflet du manteau rouge sur l’eau de la cuve baptismale. Membre de l’Académie royale, Jean Hélart était devenu peintre de la Ville de Reims en 1660. Il y aurait créé l’Académie de peinture et de sculpture où il enseignait. [P. Le Chanu, 2017] / Histoire de Reims
Ancienne appartenance : LESEUR Bibliographie : Jean Hellart, 1618-1685, peintre rémois, Paris, 2017 (Cat.14 notice pages 56-57, cité page 144, reproduction couleur page 21 (volume Annexe 1/3).)#Le Guide. Chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Reims, Paris, 2017 (LE CHANU Patrick, notice page 30, reproduction couleur page 31.)#L'icône royale. Fabrications collectives et usages politiques de l'image religieuse du roi de France au Grand Siècle, Lyon, 2016 (Fig. 341 reproduction couleur page 800, cité pages 65, 67, 75 et 1409.)#Lignes et couleurs - Chefs-d'oeuvre de la collection du musée des Beaux-Arts de Reims, du XVIIe au XXe siè ... Région : Grand Est / Département : Marne / Code museofile : M0311 Statut juridique : propriété de la commune;don manuel;Reims;musée des beaux-arts Autres tableaux réalisés par jean-helart
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