Merck & Co. (MSD hors États-Unis et Canada) a récemment renforcé son scénario de croissance grâce à plusieurs résultats cliniques positifs, mais reste confronté à des risques importants liés à la concurrence visant Keytruda et à certains échecs réglementaires.
• Pipeline oncologique et immunologique solide : Merck a mis en avant des résultats favorables pour son vaccin personnalisé contre le mélanome développé avec Moderna, le sacituzumab tirumotécan et le tulisokibart, notamment dans la rectocolite hémorragique et l'hidradénite suppurée.[1]
• Retrait d'une demande auprès de la FDA : Merck et Daiichi Sankyo ont retiré leur demande d'autorisation accélérée pour l'ifinatamab deruxtecan dans le cancer du poumon à petites cellules, après des échanges avec la FDA sur l'insuffisance des données disponibles.[2]
• Nouveau relais de croissance ophtalmologique : le remigromig a atteint le critère principal de l'essai BRUNELLO dans l' dème maculaire diabétique, en démontrant sa non-infériorité face au ranibizumab, malgré certains effets indésirables plus fréquents.[3]
• Expansion cardiovasculaire : Merck compte développer l'enlicitide, un traitement oral expérimental ciblant PCSK9, sur le vaste marché de la réduction du cholestérol.[1]
• Keytruda sous pression : les ventes de la franchise ont progressé de 5 % au deuxième trimestre, mais la concurrence des génériques et l'arrivée à maturité du produit devraient limiter la croissance à moyen terme.[1]
• Investissements industriels majeurs : Merck a annoncé des investissements de 895 millions de dollars dans la santé animale au Kansas et d'un milliard de dollars dans une nouvelle usine au Delaware.[4]
• Marché financier favorable mais volatil : l'action avait gagné environ 61 % sur un an début octobre, soutenue par les annonces cliniques, avant de subir des prises de bénéfices liées au retrait de la demande concernant l'ifinatamab deruxtecan.[1][2]