| Les Côtes de Cornouaille La Cornouaille fut royaume, puis duché de Bretagne. Elle s'étendait alors jusqu'au-delà des Monts d'Arrée. On entend aujourd'hui sous cette dénomination la région autour de Quimper et la côte comprise entre la baie d'Audierne et l'embouchure de l'Aven. Audierne allonge ses quais, à l'embouchure du Goyen, au pied d'une colline boisée. Ils se prolongent à angle droit, au-delà du port, vers Sainte-Evette, où l'on embarque pour l'île de Sein. Le port est bien abrité et l'on y pratique toutes les sortes de pêches, de la langouste à la sardine, au maquereau et même au thon, durant les mois d'été.La baie se développe ensuite en une côte assez déserte, sans aucun port, bordée de rocs et de galets, puis d'un chapelet d'étangs jusqu'aux environs de la belle chapelle de Notre-Dame de Tronoën, oy se trouve le plus vieux calvaire de Bretagne, et à la pointe de la Torche, qui tient son nom d'un dolmen, dit Torchoen (pierre plate, en breton). Plusieurs mégalithes se rencontrent dans la campagne voisine. Après la plage de Pors Carn, la côte devient à nouveau très rocheuse jusqu'à Saint-Guénolé. Une croix de fer marque l'endroit où, en 1870, le préfet du Finistère et toute sa famille furent emportés par une lame de fond. C'est dire la violence des vagues, les jours de grosse mer!Aux abords du pittoresque petit port de Saint-Guénolé, un musée préhistorique et la Tour carrée, vestige d'une ancienne église. Du port, une route en bordure de mer permet de gagner le phare d'Eckmühl. A mi-chemin, la petite chapelle de "Notre-Dame-de-la-]oie au péril de la mer", où un pardon a lieu le 15 août.Le phare d'Eckmühl fut construit en 1897, grâce à un don de la fille du maréchal Davout, prince d'Eckmühl. I1 est haut de 65 m et porte à plus de 50 km. Des barques dansent dans l'anse du petit port de Kérity. La route conduit ensuite à Penmarch, ou plus exactement Tréoultré, commune groupant les divers hameaux de la presqu'île. |