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La frontière de l’aubeBien sûr, il y a ce noir et blanc ample et profond (bien qu’un peu trop contrasté à mon goût) dû au chef opérateur William Lubtchansky ; ce choix esthétique s’accorde d’ailleurs parfaitement avec le récit, vaguement inspiré d’une nouvelle de Théophile Gautier et empreint de surnaturel. François (Louis Garrel), jeune photographe, s’éprend de Carole (Laura Smet), jeune vedette délaissée par son mari ; coup de foudre, liaison enflammée, séparation forcée... Carole sombre dans l’alcool et la dépression jusqu’à la mort. François refait sa vie avec Eve, va devenir père mais il est assailli par le spectre de Carole. N’en déplaise aux ricaneurs du festival de Cannes probablement intoxiqués par les trucages en 3D, le fantôme de la jeune fille qui apparaît dans le miroir reprend avec une touchante modestie les codes de l’expressionnisme ou du cinéma français fantastique des années 50. De même, la photographie évoque les clichés des studios Harcourt et Laura Smet arrive à faire oublier qu’elle est la fille de... comme Louis Garrel confirme un talent à la hauteur de son hérédité. Courez lire la suite de l’article de maro en "actualité cinématographique" ! |